qui suis-je où vais-je

IMG_2824A propos de verveine :

Le docteur Edouard Bach a sélectionné 38 fleurs sauvages, pour traiter les états émotionnels pouvant causer des troubles physiques ou psychiques. Verveine est la fleur n°31. Elle fait partie de la famille du « souci excessif pour autrui »… J’assume ! Je suis inquiète pour le climat, pour nos enfants, pour les pauvres, pour les sans papiers, pour les intouchables en Inde, pour ceux qui subissent le racisme, pour les femmes violées, battues, pour nous toutes qui subissons le sexisme, et tant qu’il y aura un gosse qui n’aura pas d’enfance je serai inquiète et militante, jusqu’à l’épuisement. Mais je me soigne.

A propos de politique :

Il est généralement admis que la politique est réservée à une certaine catégorie de gens. Ce qui veut dire en fait, que l’immense majorité des gens ne fait pas partie de cette catégorie.

Le problème pour la catégorie censée être apte à la politique, c’est qu’elle est quand même obligée d’être élue par l’immense majorité des gens censés être inaptes à comprendre de quoi il s’agit.

Je pense qu’être de gauche, c’est à la fois une démarche personnelle, une construction de soi, qui conduit à se lever contre un système tyrannique (la monarchie, le capitalisme, le patriarcat…), et refuser de se faire confisquer le savoir et les moyens pour construire une société sans tyrannie.

Donc pour moi faire de la politique, c’est l’affaire de tout le monde, sauf des élus en place actuellement !

Et à part ça :

On devrait tenir plus compte de nos émotions, de ce qu’on ressent, qui nous conduit à comprendre des choses complexes. A ce titre je pense que l’expérience de la grossesse m’a plus appris sur le productivisme que tous les livres savants du monde.

Expliquer à des futurs parents que s’ils ne connaissent pas le sexe de l’enfant ils ne sauront pas comment « s’équiper », expliquer à des femmes qui vivent dans des pays sans eau potable que du lait en poudre sera bien meilleur que leur lait maternel…

Enceinte pour la première fois, j’avais besoin de ressentir des choses rassurantes. Peindre en bleu ou en rose une chambre ne me rassurait pas, acheter des tas de meubles, d’objets correspondant à chaque besoin supposé du bébé, ne me rassurait pas non plus.

Rapidement j’ai reçu des courriers de carrefour me proposant des promotions pour les parents, des propositions d’abonnement à des revues, des pubs par camions.

Ça ne me rassurait toujours pas !

Par contre j’ai bien compris le marché juteux que cela représentait, et ça m’a rassurée de le comprendre. J’ai donc pris le contre pied du productivisme, et toute ma façon de consommer, d’envisager la vie, s’est reconstruite naturellement à partir de ces constats.

Considérer l’avenir avec des enfants a donc été une prise de conscience politique majeure, en plus d’une aventure dont je ne me remets toujours pas.

Laisser un commentaire