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Conférence gesticulée

Déchets et des des hommes

La face déchets du capitalisme

Cette conférence gesticulée a été un moment révolutionnaire de ma vie, et un coup de foudre pour 11 personnes en même temps : grosse décharge. Ça m’a chamboulée, bouleversée, et renforcée en même temps. Ce qui était dérisoire a foutu le camp, ce qui était important l’est devenu encore plus.

mais vous êtes adorableC’est mon histoire, et j »espère un bout de l’histoire de beaucoup de gens que j’admire, les waste pickers, les récupérateurs, les bricolos, les qui veulent rien jeter, qui voient de la beauté en tout, connaissent la valeur des gens et des choses qui vont avec.

Les ceusses qui ont le goût du travail bien fait, face aux cons qui prônent « la valeur travail », ce qui veut dire en bon français, faire travailler les autres pour s’en mettre plein les fouilles, glorifier le fait qu’ils se lèvent tôt, travaillent sans compter leurs heures, perdent leur vie à la gagner et culpabilisent de prendre leurs congés.

Aujourd’hui je joue cette conf avec grand plaisir là où on m’appelle. Le réseau des gesticulants aide beaucoup… On se voit au gré des festivals, des Universités populaires gesticulantes, des regroupements…

Si vous souhaitez faire appel au réseau et trouver la conf sur un sujet qui vous tient à coeur : http://conferences-gesticulees.net/

Si vous voulez m’inviter, voici le document qui vous dira tout ce que vous voulez savoir :

flyer déchets et des hommesflyer déchets et des hommes-page001flyer déchets et des hommes-page002 :

  • Si vous voulez la voir en pas vrai, cette vidéo est ma première… et celle-ci est ma seizième… et celle-là doit être ma 26ème ! (n’hésitez pas à me faire vos commentaires sur la comparaison des 3 si le cœur vous en dit !)

 

Mais c’est mieux de la voir en vrai !

2 thoughts on “Conférence gesticulée

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On ne parle pas la bouche pleine

La cuisine est le meilleur moyen que je connaisse de mettre tout le monde autour d’une table pour parler. Voici des recettes pour vos prochains débats… mais on n’a pas le droit de parler la bouche pleine !

Tout sera archivé au fur et à mesure dans les articles. Mais pour aujourd’hui :

Je voudrais retrouver le goût des tomates !

C’est ma collègue (et amie et marraine de mon fils…!) qui a été scotchée. Elle anime un atelier d’apprentissage du français pour adultes (un atelier sociolinguistique) et on prépare la fête de quartier sur le thème du développement durable.

La conversation s’engage, mais ce n’est pas facile de parler réchauffement climatique, économie d’énergie, avec des gens qui n’ont as le vocabulaire, et aussi pas ce genre de préoccupation quotidienne.

Je vous livre les conclusions en vrac, qui parlent d’écologie et de préoccupations quotidiennes :

  • L’étonnement d’apprendre que l’eau du robinet est potable, et qu’il n’est pas nécessaire de se ruiner le porte monnaie et de dos avec des packs d’eau
  • que les enfants peuvent accepter de ne pas avoir toutes les nouveautés et de jeter les vieilleries de plus de 3 mois…

Mais tout se résume dans la phrase de cette femme de 64 ans, algérienne, vivant en France depuis 27 ans : « j’aimerais tellement retrouver le goût des tomates ! »

Et moi aussi…

La poule au blanc hallal

Pour faire une bonne poule au blanc, c’est facile, et pas cher. Vous faites bouillir une bonne poule commandée chez le boucher, c’est énorme et pas cher du tout. Mais il faut attendrir la chair…

ensuite vous la faites cuire au bouillon de légumes, et enfin, avec le bouillon vous faites un roux. Vous coupez la poule en morceaux et laissez mijoter un peu dans la sauce.

On est prêts à servir, et c’est là que ça se complique : il y a ceux qui veulent des cornichons dans la sauce, et pas les autres…

Et que ça se batte, et qu’on fasse des clans, et qu’on s’engueule. Bon Finalement on tranche : tout le monde se met autour de la table, et on fait 2 sauces, l’une aux cornichons, l’autre non.

Une dame mange hallal : ben on procède de la même façon.

Ah tiens, quand on mange, que des slurps et des « que c’est bon ». Les recettes du terroir ne demandent qu’à vivre avec leur temps, et faire vivre les gens ensemble.

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Le jour où j’ai compris un truc

« Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde », Paolo Freire

C’est l’idée que nos expériences, notre vécu, les conflits qui sont inhérents à la vie sociale, sont source de savoir. Il faut les pratiques qui permettent de créer du savoir du fait de la « leçon » tirée des expériences, les moyens d’explorer les conflits pour se faire une opinion, les processus qui permettront de transformer ce savoir en force d’agir.

C’est par ordre alphabétique !


E comme Enquête

20 avril 1880,

parution de l’enquête ouvrière de Karl Marx dans la revue socialiste n°4

Parus à part de la revue, à 25 000 exemplaires, le texte d’introduction et l’enquête de Marx seront diffusés auprès de tous les groupes ouvriers, socialistes existants, les syndicats n’étant pas encore autorisés du fait de la loi Le Chapelier.

« En attendant que nous puissions amener le gouvernement républicain […] à ouvrir une grande enquête sur les faits et méfaits de l’exploitation capitaliste, nous allons,[…] essayer d’en commencer une. Nous espérons être soutenus dans notre œuvre, par tous les ouvriers des villes et des campagnes qui comprennent qu’eux seuls peuvent décrire en toute connaissance de cause les maux qu’ils endurent ; qu’eux seuls, et non des sauveurs providentiels peuvent appliquer énergiquement les remèdes aux misères que l’exploitation capitaliste leurs font subir. « 

Le principe est clairement énoncé, il faut faire la preuve sociale de ce qui guide le combat anticapitaliste, et donner les moyens aux ouvriers eux-mêmes de connaitre et faire connaitre leur condition, afin de mieux combattre leur exploitation collectivement.

« enquête sensible », « enquête de conscientisation », ces termes qu’on retrouve aujourd’hui dans le vocabulaire des acteurs de l’éducation populaire, c’est la volonté aussi de comprendre une réalité qu’on ne voit pas dans les médias ou dans la culture mainstream. Les experts, l’oligarchie et le système médiatique ne laissent pas la place à un savoir populaire, où le monde ouvrier a disparu des images, et où les militants ne sont considérés par les partis de l’oligarchie que comme des perroquets qui doivent prêcher la bonne parole.

La complexité du monde est étouffée laissant la violence capitaliste et productiviste écraser les gens et l’écosystème.

L’idée même que les militants ne soient pas les seuls à apporter de l’information au citoyen, mais que le citoyen peut lui aussi apporter une pensée ou un récit de vie utile au combat, est en soi révolutionnaire.

Le militant de la révolution citoyenne saura rendre compte des paroles, des récits de vie, des anecdotes pas si anecdotiques des citoyens qu’il rencontre, parce que c’est l’humain d’abord, et parce que c’est une condition nécessaire à l’entrée en lutte du plus grand nombre.

Enquête ouvrière Marx


F comme Fourmilienne

Dépliant grand ménage de printemps

Affichhe grand ménage de printemps

 


 

G comme Grenoble pour tous

30 mars 2014

La liste « une ville pour tous » gagne à Grenoble

Lors du meeting entre les 2 tours, on passait pour des cons avec nos drapeaux ! C’était un rassemblement de militants de l’intérêt général, pas d’un parti. Dedans les gens « appartiennent à » une association, un parti, un réseau citoyen… Mais le réseau de tous ces gens mobilisés pour changer Grenoble, est ouvert, à tous ceux qui ont une idée qui va dans le sens de la répartition des richesses, de la préservation de l’écosystème, du bien vivre…

C’est un agencement compliqué contrairement aux apparences, un travail de fourmi pour que les gens se rencontrent, aient envie de faire un projet ensemble, se sentent semblables alors qu’ils ont des appartenances et des histoires différentes…

Alors c’est quoi l’alchimie pour ne pas être juste un réseau sympathique « citoyeng » et être prêt à mener le bras de fer contre l’austérité budgétaire, supprimer les subventions à l’élitisme culturel tout en pointant la responsabilité gouvernementale ?

Réponses lundi 2 mars 2015… :

A4 alain dontaine


P comme Privilège

chambotteCette vue est magnifique, n’est-il pas ?

Il s’agit du lac du Bourget, vu depuis la Chambotte. Il y a là un restaurant dont la terrasse surplombe le lac et un spectacle fabuleux, qu’on dévore des yeux, en même temps que de fondants scones chauds, avec de la confiture de myrtille sauvage.

La ville d’eau Aix les bains est en bas. A la fin du XIXème siècle, tous les riches et nobles d’Europe y venaient en cure, dont :

Imagela queen victoria. Qui certes n’était pas la joie de vivre incarnée, et pourtant…

Le petit plaisir de la queen, c’était d’aller à la Chambotte. Mais dites-moi donc, la queen, elle y allait comment tout en haut de la montagne, dévorer la vue en même temps que ses scones ? Elle se prenait en main, montait à pied, à cheval ?

Enfant, j’allais souvent avec mes parents dans ce restaurant, où les cartes postales montrant la queen à la chambotte étaient en vente : elle venait en chaise à porteur !

J’avais 7 ans, et j’ai compris ce qu’était un privilège…


R comme Rapport sur l’instruction publique

Les 21 et 22 avril 1792,

Condorcet présente son rapport sur l’organisation générale de l’instruction publique à l’assemblée nationale législative

Le rapport que propose Condorcet pose les bases du projet éducatif républicain. L’éducation ne saurait être un projet neutre : il s’agit d’un projet adapté à la nécessité de former les citoyens, enfants et adultes, à être des hommes et femmes éclairés.

Hommes et femmes, oui, même si les femmes sont écartées du droit de vote, et si elles doivent se battre pour avoir le droit de s’appeler citoyennes, Condorcet forge un projet où l’éducation est mixte. Cette idée de mixité de l’éducation, au sens de l’idée d’une éducation égalitaire, ne sera ensuite repris que par les mouvements d’éducation populaire du début du XXème siècle.

Mixte, donc, et plus largement, universel, c’est-à-dire gratuit. Il s’agit de rendre l’accès de tous et toutes à l’instruction et l’éducation possible concrètement, parce que sans instruction et éducation, le projet républicain n’est pas possible.

Enfin, Condorcet est vécu avec ce rapport, comme l’inventeur de l’éducation populaire. Quand bien même on peut dire qu’il n’est pas le seul à l’époque à penser et agir pour l’éducation politique des citoyens. Il est clairement écrit dans ce rapport que les adultes doivent avoir les moyens de cultiver leur capacité citoyenne, d’éclairer leur jugement par un accès au savoir libéré de jougs dogmatiques, pour eux, et pour la patrie. On parle d’éducation permanente.

De fait la période révolutionnaire va être un moment propice à des innovations pédagogiques, comme le seront d’autres périodes de crise politique comme la commune, l’après guerre de 14-18, la résistance ou mai 68.

Aujourd’hui où la gratuité du service public d’éducation est mise à mal par la réforme des rythmes scolaires, où les associations d’éducation populaire sont en difficulté du fait des politiques publiques qui financent les associations sur la base de projets annuels et surtout consensuels, où la question de la citoyenneté est réduite à voter de temps en temps, le rapport Condorcet ferait bien d’être relu attentivement. L’éducation politique est plus que jamais nécessaire dans notre époque où le pouvoir est confisqué par les financiers, la complexité des débats anéantie par les médias, alors qu’autant de défis écologiques, sociaux, de choix éthiques au vu des progrès scientifiques devraient être faits par les citoyens de façon éclairée, avec l’égalité et la fraternité en tête.


S comme Solidarité

Même s’il n’y a plus de saison, chaque année théoriquement, l’hiver vient, comme dirait l’autre, et donc aussi l’ouverture des restos du cœur, l’annonce du premier SDF mort de froid et la journée d’ATD quart monde de lutte contre la misère. Ça fait partie des « marronniers » des journalistes, qui se donnent bonne conscience plutôt que de faire leur travail.

Au centre social où je travaillais, on avait essayé d’enquêter auprès des usagers, car on devait réécrire le projet social du centre. Il faut dire que je travaillais à Trappes, c’est à dire qu’au niveau des statistiques on était tranquilles, il suffisait de dire que la chose la mieux partagée était la pauvreté, et grosso modo on avait bon.

incidents-a-trappes-apres-un-controle-deAlors je ne sais pas pourquoi, mais dès qu’on travaille auprès des pauvres, tous les élus et les professionnels de tout poil ne cessent de parler de solidarité. On a donc décidé de demander aux usagers du centre (entre autres),ce que ce mot voulait dire pour eux, en supposant qu’ils allaient nous parler des restos du cœur, des SDF et de la journée de lutte contre la misère.

Voici les réponses auxquelles nous avons eu droit :

  • « c’est quand mes enfants ont droit à une bourse pour faire des études »
  • « c’est quand on est au chômage, on a une carte de transports gratuits »
  • « c’est quand on ne trouve pas de travail, on a une allocation chômage »

Ils ne veulent pas d’une pièce à la sortie de la messe ? Quoi, ils veulent des droits pour pouvoir faire des études, se déplacer et travailler comme s’ils n’étaient pas pauvres ? ah mais ça je ne peux pas le dire aux élus, leur fond de commerce c’est d’avoir des pauvres dépendants de leur bonne volonté !

Bon j’ai quitté mon emploi du coup. Merci la solidarité !

 


 


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Ecoute donc ça…

Se taire et écouter les autres, les hésitations, les respirations, les mots, voici les liens vers des émissions de radio qui m’ont fait vibrer, et d’autres que j’ai faites alors je les aime bien. Si vus en avez à me proposer, n’hésitez pas !!

Les musiques de mon père :

https://soundcloud.com/typhontifen/sets/musiques-de-mon-pere

Comprendre les déchets :

Relever le tête, résister, pourquoi pas gagner :

Trouvailles :

Les émissions de Tifen Ducharne

Lancement du Bugey en transition

  • https://soundcloud.com/typhontifen/bugey-en-transition
  • https://soundcloud.com/typhontifen/bugey-en-transition-2

Portraits de syndicalistes

  • https://soundcloud.com/typhontifen/g-n-ration-2-syndicalistes

Divers

  • https://soundcloud.com/typhontifen/enfants-de-st-paul-sur-yenne
  • https://soundcloud.com/typhontifen/compagnie-chat-aux-grandes-oreilles-2

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qui suis-je où vais-je

IMG_2824A propos de verveine :

Le docteur Edouard Bach a sélectionné 38 fleurs sauvages, pour traiter les états émotionnels pouvant causer des troubles physiques ou psychiques. Verveine est la fleur n°31. Elle fait partie de la famille du « souci excessif pour autrui »… J’assume ! Je suis inquiète pour le climat, pour nos enfants, pour les pauvres, pour les sans papiers, pour les intouchables en Inde, pour ceux qui subissent le racisme, pour les femmes violées, battues, pour nous toutes qui subissons le sexisme, et tant qu’il y aura un gosse qui n’aura pas d’enfance je serai inquiète et militante, jusqu’à l’épuisement. Mais je me soigne.

A propos de politique :

Il est généralement admis que la politique est réservée à une certaine catégorie de gens. Ce qui veut dire en fait, que l’immense majorité des gens ne fait pas partie de cette catégorie.

Le problème pour la catégorie censée être apte à la politique, c’est qu’elle est quand même obligée d’être élue par l’immense majorité des gens censés être inaptes à comprendre de quoi il s’agit.

Je pense qu’être de gauche, c’est à la fois une démarche personnelle, une construction de soi, qui conduit à se lever contre un système tyrannique (la monarchie, le capitalisme, le patriarcat…), et refuser de se faire confisquer le savoir et les moyens pour construire une société sans tyrannie.

Donc pour moi faire de la politique, c’est l’affaire de tout le monde, sauf des élus en place actuellement !

Et à part ça :

On devrait tenir plus compte de nos émotions, de ce qu’on ressent, qui nous conduit à comprendre des choses complexes. A ce titre je pense que l’expérience de la grossesse m’a plus appris sur le productivisme que tous les livres savants du monde.

Expliquer à des futurs parents que s’ils ne connaissent pas le sexe de l’enfant ils ne sauront pas comment « s’équiper », expliquer à des femmes qui vivent dans des pays sans eau potable que du lait en poudre sera bien meilleur que leur lait maternel…

Enceinte pour la première fois, j’avais besoin de ressentir des choses rassurantes. Peindre en bleu ou en rose une chambre ne me rassurait pas, acheter des tas de meubles, d’objets correspondant à chaque besoin supposé du bébé, ne me rassurait pas non plus.

Rapidement j’ai reçu des courriers de carrefour me proposant des promotions pour les parents, des propositions d’abonnement à des revues, des pubs par camions.

Ça ne me rassurait toujours pas !

Par contre j’ai bien compris le marché juteux que cela représentait, et ça m’a rassurée de le comprendre. J’ai donc pris le contre pied du productivisme, et toute ma façon de consommer, d’envisager la vie, s’est reconstruite naturellement à partir de ces constats.

Considérer l’avenir avec des enfants a donc été une prise de conscience politique majeure, en plus d’une aventure dont je ne me remets toujours pas.

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